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Voix de grand-mère paternelle  
Vidéo de mes grands-parents 

Cathédrale de St-Germain de Rimouski

     C’est en 1996 que j’entreprends activement des recherches généalogiques sur la famille Marin et Brassard; Marin du côté de mon père et Brassard du côté de ma mère. Il est parfois difficile pour les généalogistes d’obtenir des données aussi précises que possibles sur ses ancêtres. Nous retrouvons des erreurs de traduction, en passant par de mauvaises retranscriptions, ou tout simplement parce que les données sont quelques peu faussées et même perdues dans certains cas. Cela devient parfois aussi compliqué qu’une enquête de détective qui cherche à valider les informations trouvées. Il faut éplucher toutes les sources possibles : les registres de mariage, de naissance, de décès, des recensements et bien sûr les contacts (s’il y a encore dans notre environnement des personnes pour nous certifier certains faits trouvés).  Il faut savoir qu’au début du siècle dernier, les gens étaient parfois peu bavards sur leur vie. Tout était tabou, soit à cause de la religion,  soit par pudeur, par gêne, etc. Les gens de cette époque vivaient une autre réalité qui était bien loin de ressembler à la nôtre.

J’ai passé des heures dans les centres d’archives parfois sans rien trouver. Mais la persévérance rapporte toujours. J’ai eu beaucoup de surprises dans mes recherches. Dans ma famille (Marin) il y avait beaucoup de « oui dire » : Une grand-mère qui venait des États-Unis, un nom sur lequel on ne s’entendait pas (Marin ou Morin), en plus du nom de Dumas dit Marin et d’un ancêtre qui serait possiblement venu au monde sur un bateau, etc.

 

 

Voici ce que j’ai trouvé :

-Du côté paternel, la mère de mon père, Hélène Bernier (qui semblait venir des États-Unis), était en fait venue au monde au Nouveau-Brunswick (près de la frontière).

-Le nom Marin était bel et bien Marin et non Morin. Dans les livres, j’y ai retrouvé pour une même famille (la famille de mon père) certains de ses frères et sœurs portaient le nom de Morin alors que le reste de la famille portait le nom de Marin (erreur de retranscription possible). C’est parfois lors du mariage que le vrai nom (Marin) se confirmait. Dans la famille de mon père il y avait 10 enfants vivants: Hector, Jacqueline, Ghyslaine, Lorenzo, Raymond, André, Robert, Pierrette, Pierre et Jean-Paul. Pierre et Pierrette étaient jumeaux. Trois sont aujourd’hui décédés (André et Pierre et Raymond ).  Ils ont tous vus le jour à Rimouski.  Mais après le feu de cette ville (7 mai 1950), ils quittèrent la région pour s’établir ailleurs afin d’y trouver du travail qu’ils avaient perdu lors de l’incendie. C’est la Ville de Chicoutimi avec son aluminerie qui deviendra leur terre d’adoption. Aujourd’hui, il ne reste plus personne de cette lignée à Rimouski. 

La lignée des Marin semble débuter en 1712 avec l'arrivée de Jean (Baptiste) Marin dit Dubreuil qui épousa Marie-Josephe Lapointe le 2 avril 1729 à Montréal (Le Tanguay, p. 485). Le problème qui se pose est qu'il est très difficile de certifier cette lignée hors de tout doute. Le nom change beaucoup: Marin, Morin, Marain, Dubreuil dit Marin, etc. Alors, je m'en tiendrai à celle débutant en 1767 avec le mariage d'Augustin Marin (fils de Jean Marin et de Marie Joseph Audet dit Lapointe) et d'Élizabeth Doiron. Ce couple a eu plusieurs enfants dont l'un qu'on retrouve presque par hasard du nom de Bernard Marin. Il était cultivateur de métier et il épousa en première noce Modeste Sirois (ou Sigois) en 1810-06-04 et elle décéda le 22 mai 1827. De ce mariage, naquit Sifroi Marin (retrouvé également sous le nom de sifraid, Sifrois, Typroy ou Sifroid). Sifroid (journalier) est né le 23 septembre 1818 à St-Germain de Rimouski et épousa Marcelline Terrien (3e mariage le 23 octobre 1849). Lors du recensement de 1851 on y comptait 5 enfants dont 2 portent le nom de Terrien: David Terrien (7 ans) et Nicholas Terrien (5 ans): enfants du premier mariage de Marcelline Terrien. Les autres: Marie (10 ans), Célestin (9 ans), Virginie (8 ans), Théophile (5 ans) sont les enfants nés d'Olive Vallée (second mariage le 8 mai 1843). Quand à Majoric (4 ans), celui-ci semble être né du mariage de Marcelline Terrien et de Sifroid si on s'en tient au registre de mariage de Majoric quelques années plus tard. Puis, on y retrouve Élizabeth (1863), Marcelline (1859), Hermyle (1859), Marie Delvina (1861) et Clémentine (1868). Voilà un beau problème de complexité intergénérationnelle Ouf!  De plus, Sifroid a connu un premier mariage avec M Victorie (Victoire) St Jone (Jorre) Dite Sergerie en 1841-06-01. Il se peut qu'un seul enfant soit né de ce mariage soit Marie. En fait le seul enfant de notre lignée directe à retenir est celui du nom de Majoric Marin (4 ans). Encore là, il est curieux de constater que Majoric avait 4 ans en 1851 alors qu'Olive Vallée (second mariage) est décédée le 28 août 1849. Tirez-en vos conclusions!!! Peut-être un autre problème de retranscription!!!

 

Petit récapitulatif sur les mariage de Sifroid: 

-Premier mariage de Sifroid avec M Victorie (Victoire) St Jone (Jorre) Dite Sergerie en 1841-06-01:  Marie Victoire a mis au monde un seul enfant qui s'appelait Jean. Il es né le 14 février 1842. Marie Victoire est décédée moins de 2 mois après sa naissance, soit le 3 avril 1842.

-Deuxième mariage avec Olive Vallée le 1843-05-08 dont les enfants seraient Célestin, Virginie et Théophile.

-Troisième mariage avec Marcelline Terrien le 1849-10-23 dont un des enfants né de cette union semble être Majoric puisque dans un enregistrement de mariage de ce dernier le 1881-11-07 il indique que sa mère est Marcelline Terrien. C'est précisément de ce mariage que la lignée de ma famille provient.

-Marcelline Terrien s'est marié une première fois le 16 décembre 1847 avec David Terrien dont deux enfants sont nés de cette union.

À cette époque, les gens ne vivaient pas tellement vieux. On assiste beaucoup à ce genre de portrait de famille reconstituées. Il devient alors difficile de s'y retrouver. La consultation des décès, les mariages, les naissances et les recensements nous aident à valider certains faits. Il n'a pas été possible, pour le moment, de déterminer la date du décès exacte de Victorie (ou Victoire). Néanmoins, nous pouvons supposer que Sifroid avait besoin d'une femme rapidement pour prendre soins de ses enfants puisque après chaque décès il se remaria aussitôt. 

Nous remontons ensuite au mariage de Majoric Marin (fils de Sifroid et de Marcelline Terrien) avec Justine Bernier le 7 novembre 1881. Lors du recensement de 1891 à Rimouski, on y compte 5 enfants: Anny, Marie-Louise,  Majorique, Johnny et Cécile âgés respectivement de 11, 9, 5, 2 et un an. Majoric était journalier sur un chantier et savait lire et écrire. Il est décédé le 28 février 1919 et sa femme Justine était morte avant lui. Nous n'en savons guère plus sur ces personnes. On y retrace également Raoul (1892-04-06) et Élizabeth (1895-12-22) enfants du couple.

Puis, son fils Majoric Marin se maria lui aussi quelques années plus tard le 24 mars 1906 avec Helen Flynn à Valleyfield. Il était Tisserand dans la paroisse de l'Immaculée-Conception à Valleyfield. Il était majeure alors qu'Helen était mineure (son père à elle, James Flynn et  était décédé lors de ce mariage alors que Mary Ann Metcaye avait donné son consentement deux jours auparavant en présence du chef de police J.C. Gavreau et de Marie Lebel). Majoric ne savait pas écrire alors que son épouse oui. De ce mariage il y eut 4 enfants: Majoric (né le 7 mai 1907), Alphonse (né le 2 avril 1909),  Léopold 1911 (17 avril 1909) et Yvonne (7 avril 1913). 

Fait cocasse à propos de ce mariage: Un mariage triple a été célébré le même jour dans la même paroisse entre 3 membres de la famille Flynn et 3 membres de la famille Marin. De ce côté il y a encore tout un mystère à élucider. Les données sont peu nombreuses. Ils sont partis de Rimouski avec le consentements des parents pour aller se marier à Valleyfield. Probablement qu'ils y trouvaient du travail plus payant dans cette ville. Puis, quelques années plus tard, Majoric et sa petite famille retournèrent à Rimouski. Il était employé pour la maison Price pour les travaux de débarras de la rivière à Rimouski. C'est en voulant faire sauter une grosse pierre à l'aide de la dynamite qu'il fut victime d'une explosion. Il était âgé de 28 ans. On raconte que son corps a été projeté à plus de 60 pieds pour terminer dans la rivière. (Progrès du Golfe, 24 octobre 1913, no 27)

Puis, Alphonse Marin (fils de Majoric) né le 2 avril 1909, se maria avec Hélène Bernier le 31 décembre 1929 à Rimouski. Il était ouvrier. Sa femme Hélène serait venue au monde au Nouveau-Brunswick selon le bulletin de statistique de mariage. Je n'ai retrouvé aucune trace d'enregistrement de naissance pour elle ni de mariage en ce qui concerne ses parents. Ce couple a eu 10 enfants.

 

 

 

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